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 Sujet du message : Enquête sous les cendres - Un mystérieux mécanisme dwemer
Message Publié : 18 Mai 2015, 13:37 
Gaharikhan
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Un carnet de cuir relié a été tout récemment ajouté aux rayonnages de la bibliothèque. Pas d'annotations, ni de préface pour en indiquer plus clairement la teneur, il semble s'agir d'un recueil de documents d'auteurs diverses, portant tous sur un même sujet cependant : un mystérieux mécanisme dwemer.

__________________________




Rapport de mission
par Thalen Serano des Mora, Ancien de la Maison Arador Dayn

Objet : visite à Arvs-Drelen auprès de Baladas Demnevanni des Telvanni concernant un mécanisme dwemer inconnu.

Tirdas, 23ème jour de Plantaisons, 2E582.

Après mon arrivée à Gnisis, J'ai pris quelques heures pour me présenter au seigneur Ramoran, suzerain des lieux, qui en plus était actuellement dans son manoir local. Nous avons échangé les banalités diplomatiques d'usage et j'ai pu avoir un laissez-passer pour circuler dans la région.

J'avais lors de mes étapes à Vivec, Balmora et Ald'ruhn, rassemblé quelques informations à propos de ce mage Telvanni. Il habite depuis longtemps seul dans sa tour, isolé en territoire redoran, éloigné des autres Telvanni qu'il ne considère pas favorablement. Il n'a aucun goût pour les intrigues politiques et de pouvoir habituelles de sa Maison. Les démonstrations de pouvoir ne l'affectent pas... D'autant que ses connaissances magiques en font un sorcier puissant.
Il est décrit comme très excentrique et aussi très lunatique, qui n'arrive à se concentrer durablement que sur ce qui concerne les dwemers. On ne lui connaît pas de malversation ni de dette et il n'apporte pas d'importance à la richesse pécuniaire. Sa famille est éloignée et il ne s'en soucie pas. Sa puissance magique l'immunise contre toute tentative de magie d'illusion ou d'altération. Il est malavisé de tenter de le séduire en lui donnant des objets dwemers, étant donné qu'il les a quasiment déjà tous examinés.
Il n'a pas d'attirance particulière pour la bonne chair, ni masculine ni féminine, ni même Khajiit ou argonienne... mais il a un cuisinier personnel impérial qui lui est très précieux et semble passer du temps et de ressources à commander des produits alimentaires de Cyrodiil.

J'ai pu, au quartier étranger, faire quelques emplettes spéciales, entre autre du flinn impérial 18 ans d'âge, très boisé, relativement rare, d'une distillerie réputée (note de frais en annexe). Par ailleurs, ayant compulsé quelques notes d'alchimie de Maëfarayn dans la bibliothèque avant de partir, j'ai pu sur la route récupérer des plumes de braillard et des feuilles de buisson roux. Un contact à Balmora, alchimiste expérimenté, en a tiré une essence quasiment inodore, incolore et insipide. Une petite manipulation a permis d'en introduire quelque quantité dans le flinn sans décacheter la bouteille.

Je me suis présenté à sa porte, en tant que messager de Ralen Venim. Son portier cuisinier (qui est effectivement un impérial, bien caché sous des frusques nordiques et une teinture blonde du plus bel effet) m'a conduit à lui sans trop de discussion. Maître Demnevanni a semblé se souvenir de la Maison et de feu Sieran Venim dont il m'a demandé des nouvelles, mélangeant apparemment le père et le fils.
Nous avons diplomatiquement échangé quelques banalités, puis il s'est intéressé à mes voyages récents, entre autres la frontière ouest de Morrowind et l'est de Brodeciel, qu'il n'a pas pu explorer depuis longtemps en raison des troubles. J'ai pu orienter la discussion vers l'est de Cyrodiil qui l'a peu intéressé, peut-être en l'absence de ruine dwemer dans la région... En plaisantant sur la contrebande qui persiste même en pleine guerre des Alliances, je lui ai montré le flinn, pour lequel son regard s'est allumé. Je l'ai présenté comme un cadeau pour Maître Ralen, puis une confidence sur l'existence d'une deuxième bouteille nous a permis d'ouvrir la "première".
Chercher de quoi l'ouvrir dans mon sac (et éviter le regard inquisiteur du cuisinier) m'a permis de me saisir à usage personnel d'un petit antidote à l'essence de plume et buisson.
Après dégustation du flinn, il est devenu légèrement plus volubile et moins méfiant. J'ai pu progressivement amener la discussion sur les mécanismes d'ouverture et de fermeture originaux des ingénieurs dwemers. Il m'en a décrit quelques uns mais de fonctionnement purement mécanique. Le sentant à point, je lui ai présenté le plan de celui de l'Arador Dayn.
Il ne connaissait pas d'exemplaire de ce type de mécanisme jusqu'alors, et donc s'est littéralement plongé dans les notes fournies (il a notamment complimenté la qualité de ces notes, "surtout pour un redoran", je cite). Il a d'ailleurs commencé par approuver la liste des ingrédients supposés pour l'ouverture du mécanisme.

Les quatre orifices du mécanismes ne semblent pas destinés, au vu des inscriptions portées dessus, à recueillir chacun un des ingrédients. Les Dwemer étaient des mécaniciens et ingénieurs, et non des alchimistes forcenés. Seul importe l'orifice central supérieur, les autres étant soit des leurres, soit des espaces pour introduire les instruments nécessaires à l'ouverture. En outre, les Dwemer avaient un grand attrait pour la magie des âmes qu'ils accommodaient, l'expression est de lui, à toutes les sauces.
Il a exploré de nombreuses pistes incluant les quatre éléments, y compris des pistes très symboliques qui m'ont échappé car le symbolisme chez les dwemer m'est assez étranger.
Après quelques heures, et le trépas définitif de mon flin si précieux ainsi que de trois plats différents (tous de recette impériale), il n'a pu retenir qu'une possibilité incluant les quatre éléments connus. J'ai pris des notes sous sa dictée, que je vous inclus sous enveloppe imperméable et cachetée ci-joint.

Citer :
La clé du mécanisme est bien le Petatus Vaporigneus, dont l'une des propriétés, comme son nom l'indique, est de produire un gaz particulier. Les autres ingrédients sont des excipients nécessaires à l'équilibre de la "clé" durant la mobilisation du mécanisme, celui-ci étant instable. Le but apparemment de ce type de serrure est de forcer celui qui veut l'actionner à prendre du temps pour y parvenir, imposant une ouverture programmée et préparée, et interdisant toute activation clandestine.

Le mécanisme, donc, réagira à la présence du gaz dégagé par le Petatus Vaporigneus, mais sous certaines conditions. C'est pourquoi celui-ci doit d'abord être placé en milieu clos, puis chauffé progressivement jusqu'à une certaine température. Celle-ci se définira par l'entrée en résonance d'une pierre d'âme placée au contact du gaz. Le phénomène est d'autant plus facile à observer que la pierre est grande et que l'âme inclue est importante. (NDLR : Maître Demnevanni propose une âme de Daedroth, au moins, voire de Sainte Dorée).
Dans ce cas, pourquoi la cire de Dreugh, la racine de trama et la résine de Shalk ? En raison de l'instabilité du gaz obtenu.
D'abord, on doit, en mélangeant le gaz avec de l'huile purifiée de racine de trama portée à même température, qui va par son acidité le stabiliser en phase liquide, ce qui rend le gaz plus maniable (mais attention, je soupçonne ce mélange d'être un fluide agité qui voudra s'échapper du réceptacle), et permet un meilleur contact dudit gaz avec les parois du mécanisme.
Ensuite, le mélange cire et résine permet de créer un emplâtre qui va fermer le réceptacle central du mécanisme tout en n'interagissant pas alchimiquement avec le gaz liquéfié donc en n'altérant pas ses propriétés. Ceci laisse le temps au mécanisme de réagir au gaz et de se déverrouiller. En l'absence de cette fermeture close du réceptacle central, le gaz liquéfié se vaporise trop vite au vu de la taille du réceptacle et ne déclenche pas le mécanisme.


Le principal est là, des discussions annexes sur le type de matières utilisées pour réagir au gaz du champignon, ainsi que des réflexions sur la symbolique du nombre de crans des roues dentées des mécanismes dwemer sont aussi dans l'enveloppe.
Une journée entière, quasiment, avait passé et le sommeil, ainsi que le poids du flin sur les paupières de mon hôte, se faisaient sentir. Il a rapidement écrit un petit mot pour Maître Ralen (c'est la petite enveloppe cachetée dans le paquet en toile cirée) et m'a fait promettre de lui donner le résultat de nos tentatives d'ouverture. Je me suis empressé de prendre congé d'autant que la bouteille de flinn était vide depuis longtemps et je soupçonnais ses effets "spéciaux" de s'atténuer rapidement. L'empressement était aussi de son côté, je ne sais si c'est par fatigue ou parce qu'il était vraiment désireux de nous voir débuter le plus vite possible...

J'ai profité du laissez-passer du seigneur Ramoran pour me faire une place confortable dans un navire rapide qui descendait le long de la côte de la mélancolie, le seigneur du lieu ainsi que des informations glanées entre Ald'ruhn et Gnisis m'ayant rassuré sur les rumeurs de piraterie nordique sur les bords de la Mer Intérieure. Le caboteur n'était certes pas très rapide mais confortable, j'ai pu y embarquer les guars, et il m'a déposé à Coeurébène après une navigation sans histoire. La traversée des Eboulis a été facilitée car j'ai rejoint une caravane de marchands qui descendaient vers Deshaan, ce qui m'a permis de revenir aussi vite et de vous déposer mon rapport.

Au service de l'Arador Dayn et par la grâce des Trois,
Thalen Serano
 
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 Sujet du message : Re: Enquête sous les cendres - Rapport et contre-rapport
Message Publié : 10 Nov 2015, 17:15 
Gaharikhan
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Contre-rapport de mission
Par Ralen Venim, Grand Maître d'Arador Dayn, pour la mission d'enquête en Vvardenfell de l'Ancien Thalen Serano, sur la période du 9ème au 23ème jour de Plantaisons - 2E582


La mission dans son ensemble s'est très bien déroulée et nous n'avons à déplorer aucune perte ni aucune fuite d'information ou de bien. Une fois n'est pas coutume, je félicite l'Ancien Thalen pour sa remarquable discrétion et son aptitude toujours plus pointue à mener rondement ses missions. En outre, avoir, par un biais ou un autre, des nouvelles de notre très chère Vvardenfell est toujours agréablement vivifiant.

Un second état de fait, et non des moindre, réside dans l'unicité tout à fait surprenante de notre mécanisme dwemer. En effet, pour que Telvanni Baladas Demnevanni n'en ait jamais vu auparavant, il faut qu'il soit extrêmement rare en Tamriel, voire, comme je le disais, unique. Ceci rend notre tâche plus primordiale encore, mais requiert aussi plus de prudence que jamais.

En outre, je reste abasourdi par la véritable utilité des ingrédients... Je dois bien reconnaître que malgré ma grande érudition, je n'avais pas envisagé une telle réaction alchimique au cœur même d'une serrure dwemer. Après tout qu'y a-t-il d'attendu chez les dwemers ? Les Petatus Vaporigneus génèrent effectivement un gaz hautement volatil et fortement chargé en composés alchimiques divers qu'on n'a pas encore réussi à identifier clairement... Je ne m'avance pas trop en pensant que les dwemers avaient trouvé le moyen d'observer si finement ces gaz qu'ils en avaient saisi l'essence même...

Nos prochains objectifs sont donc clairs. Ils nous faut une pierre d'âme chargée, et si possible avec l'âme d'une sainte dorée. Et en second lieu, il faudra préparer les ingrédients pour la manipulation, notamment l'emplâtre et l'huile purifiée. Peut-être Maëfarayn pourra s'occuper de ces préparations.

Je compilerai bientôt l'ensemble des données sur le mécanismes dans un registre de la bibliothèque.

Par la grâce des Trois,

Le Grand Maître
Ralen Venim
 
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 Sujet du message : Re: Enquête sous les cendres - Un mystérieux mécanisme dweme
Message Publié : 10 Nov 2015, 20:00 
Gaharikhan
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Observations et études sur le mécanisme dwemer
Par Ralen Venim, Grand Maître de l'Arador Dayn, d'après des recherches effectuées entre l'année 2E574 et 2E582


Le mécanisme fait partie intégrante d'une lourde porte dont la facture est clairement identifiable à l'archi-mécanique du clan Rourken. L'incrustation homogène laisse aisément imaginer que l'ensemble fut fabriquer comme une seule et même pièce et qu'il ne s'agit pas là d'un ajout postérieur à l'installation de la porte.

Trois verrous mécaniques à vérin, situés respectivement en haut du chambranle gauche, en haut du droit et au centre du linteau, sont reliés au mécanisme central par trois tubes respectifs. Ces structures tubulaires, que je pensais être des gaines destinées à la protection d'un quelconque câblage, semblent être plutôt des conduits pour le transport de matière. J'y reviendrai plus loin.

Le mécanisme centrale, quant à lui, s'apparente à une vaste plaque d'acier dwemer renforcé au milieu de laquelle jaillissent quatre orifices en forme de trompette. L'ensemble plaque-orifices forme lui aussi une seule et même pièce, il a probablement été manufacturé lors d'une unique fonte, ceci assurant une étanchéité à toute épreuve, indispensable au bon fonctionnement du mécanisme, comme nous allons le voir ci-dessous.

Image


Après les diverses sondages et moulages précautionneux effectués, j'ai pu établir un modèle de structure interne du mécanisme de la porte. Couplé aux précieuses réponses de Serjo Demnevanni, j'ai pu établir un hypothèse sérieuse et censée sur son fonctionnement.

Premièrement, les orifices semblent n'être que les prolongements des trois tubes eux-même reliés aux verrous. Même s'il m'est impossible de connaître la structure profonde du système, sans risquer de l'abîmer, j'ai tout de même pu tirer un schéma clair de l'entrée des orifices. Il semble qu'après une courte cavité horizontale, l'orifice se poursuit en un tube qui s'incline brutalement vers le haut et qui présente alors une série de petites dérivations plongeant droit vers l'intérieur de la porte.

En second lieu, mes diverses tentatives d'activation du mécanisme en suivant le protocole de Baladas se sont certes soldées par des échecs, mais m'ont permis de mettre en évidence de brèves réactions physiques de la structure interne. La première est une émission localisée de chaleur -sûrement grâce à des dispositifs chauffant plaqués contre certaines parties du tube- provoquant une nette élévation de la température de la paroi du tube interne. La seconde réactions se traduit par une hausse soudaine du potentiel électrostatique de la paroi, la rendant dangereuse au toucher. Pour cette dernière réaction, je ne saurai en expliquer l'origine, mes connaissance en magie de la foudre étant minimes.

Quoi qu'il en soit, l'hypothèse de fonctionnement se révèle ainsi plus claire. Une fois le mélange de gaz liquéfié de Petatus Vaporigneus déposé au creux de la cavité initiale, les orifices bouchés par l'emplâtre et le mécanisme activé, la chaine de réactions alchimiques peut avoir lieu. Le chauffage du liquide va catalyser sa parfaite homogénéisation et augmenter sa surface d'adhérence, quant à la charge électrostatique, elle devrait normalement provoquer sa dispersion uniformisée tout le long des conduits.

On ne peut alors qu'imaginer l'ensemble des inter-réactions chimie-machine qui peuvent s'opérer au cœur du mécanisme et qui vont permettre, à terme, le déverrouillage des vérins situés aux extrémités.

Il manque cependant un élément à tout ça, car le bilan énergétique d'une telle chaine de réaction est en défaveur du mécanisme. L'équilibre énergétique nécessite l'insertion dans l'équation d'une source d'énergie dwemer qui puisse interagir avec l'unique spécificité de ce mécanisme. Ce sera l'objet de la suite de mes recherches, à n'en point douter.
 
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 Sujet du message : Re: Enquête sous les cendres - Un mystérieux mécanisme dweme
Message Publié : 07 Mars 2016, 17:39 
Gaharikhan
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La source d'énergie Rourken
Par Ralen Venim, Gaharikhan de l'Arador Dayn


Malgré les événements récents qui me retiennent souvent à Longsanglot ou à Faillaise, mon mandat d'émissaire du Temple ne m'aura pas empêché de poursuivre avec passion mes recherches sur cette mystérieuse porte dwemer et son verrou si atypique.

Justement, mes précédentes recherches avaient abouti sur une nouvelle question : comment fournir à ce verrou l'énergie nécessaire et adéquate à son ouverture. Après en avoir saisi le fonctionnement interne, j'ai donc pris le temps d'en étudier la dernière partie qui demeurait intrigante, l'orifice centrale que je soupçonne d'être destiné à recevoir la source d'énergie manquante.

Il s'agit d'un petit orifice circulaire, lui aussi faisant partie intégrante de la porte. Seulement, lorsque j'ai cherché à en réaliser une emprunte, j'ai remarqué avec surprise qu'un petit mécanisme de coulissage se trouvait à l'intérieur. Il suffit de l'agripper avec l'index et de tirer doucement en maintenant une pression dessus, et l'ensemble coulisse vers l'extérieur, présentant alors un petit support semi-tubulaire. L'esquisse ci-dessous en donnera une représentation claire.

Image


Cette découverte m'a permis non seulement de confirmer mon hypothèse sur la forme de la source d'énergie, mais aussi de réévaluer sa taille, qui doit alors être beaucoup plus réduite que je ne l'imaginais. Il s'agira donc d'un tube, assez fin -pas plus d'un ou deux pouces de largueur- et de longueur inconnue.

Cela étant dit, ce mécanisme de coulissage ne suggère pas un vissage ou tout autre forme de fixation du tube dans l'orifice. En effet, s'il suffit de le déposer sur le support coulissant puis de le pousser délicatement à l'intérieur de la porte, on peut aisément imaginer de quelle manière l'énergie sera extraite du tube puis envoyée vers les différentes parties du verrou.

Après avoir échangé, de vive voix ou par courrier, avec quelques uns de mes confrères érudits qui portent eux-aussi les dwemers en haute estime, nous en sommes venu à une hypothèse unanime sur ce que pourrait-être, tout du moins dans la forme, ce tube d'énergie manquant.

Tout d'abord, sa nature : il doit très probablement s'agir d'un tube à transfert énergétique luminique. Jamais observés en fonctionnement, ces tubes sont cependant connus des experts et de certains ouvrages bien renseignés. Ils présentent une surface localement transparente permettant d'extraire l'énergie contenue dans la tube grâce à un fin faisceau lumineux qui, on ne sait comment, transporte l'énergie au cœur du mécanisme (sûrement grâce à un jeu complexe de petits miroirs). En voici une estampe simplifiée afin de mieux appréhender la forme et l'apparence.

Image


S'est ensuite posée la question de sa facture. Le caractère atypique du verrou m'avait déjà mis la puce à l'oreille il y a des mois de cela, mais les informations apportées par mes confrères et amis m'ont permis d'y voir plus claire sur la possible origine de cette porte et de son verrou. J'avais déjà remarqué que la facture de la porte était Rourken et, depuis, j'en ai appris plus sur ce clan dwemer, connu notamment pour ses mécanismes de défense pervers et sa grande passion pour l'alliance de la machine à l'alchimie. Il est donc évident que l'idée du verrou leur reviens et que le tube d'énergie devra être issue de leur manufactures.

Lorsque la paix entre les Dwemer de Resdayn et les Chimer fut ratifiée, le Clan Rourken s'est exilé dans une région lointaine, étriquée entre l'Enclume au Sud, Bordeciel au Nord et Cyrodiil à l'Est, aujourd'hui appelée Montagnes de la Queue du Dragon, ou encore... Raidelorn. Je sais de source sûre qu'il existe bel et bien des ruines d'antiques cités Rourken dans cette région, et c'est donc là bas qu'il va nous falloir mener nos recherches.
 
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 Sujet du message : Re: Enquête sous les cendres - Un mystérieux mécanisme dweme
Message Publié : 24 Mars 2016, 18:20 
Gaharikhan
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Compte-rendu de l'expédition en Raidelorn
Par Ralen Venim, Gaharikhan de l'Arador Dayn


Après un voyage de retour harassant et du sable plein les bottes, l'expédition en Raidelorn a finalement prit fin, mais non sans succès ! Bien que plusieurs jours de marche nous ont été imposé pour trouver les différentes ruines rourken de la région, nos membres n'ont pas démérité et les fouilles ont porté leurs fruits.



Première fouille - Rkhardahrk

La première cité, du nom barbare de Rkhardahrk se trouvait non loin au Nord de la ville Rougegarde de Belkarth. Indiquée par une adepte de la Guilde des Mage locale, suite au colportage de différentes rumeurs à son sujet, nous avons vite découvert qu'elle était en fait un repaire de trafiquants. Ces derniers pillant le métal dwemer pour le revendre à prix d'or sur les marchés de Daguefillante.

Quoi qu'il en fut, nous avons réussi à nous frayer un chemin au coeur de l'antique cité, non sans purger quelques métalliers. Aucun tube dwemer n'a été trouvé ce jour là, mais une fouille minutieuse à tout de même permis de mettre la main sur un livre dwemer contenant des mots issus de la langue Yoku (grâce à l'oeil avisé d'Al'Rrhun, ce livre antique repose désormais dans la bibliothèque du manoir). J'ai pris le temps de le reparcourir plus longuement et d'autres mots Yoku y sont distillés. Il semble que cet ouvrage soit une sorte de carnet de commande où sont compilées diverses informations concernant les échanges marchands entre les cités rourken et les antiques yokudans, ce qui explique la rédaction de certains passages dans les deux langues.

Je cite ici le passage qui nous a beaucoup aidé dans nos recherche :

Yoku ~ "G'ye Kong - Drac'Volenfell Juul"
Commun ~ "Place/Cité (?) du fabriquant - Porte du Dragon, de Volenfell"

A l'aide des visions de Sera Ihrfihn, ce passage nous permis de comprendre que la plupart des automates de cette cité venaient d'une cité atelier située à proximité de l'antique "Porte du Dragon de Volenfell", qui n'est autre que l'actuelle Porte de Bangkoraï, un col montagneux de basse altitude par lequel les marchandises dwemer devaient probablement transiter, entre Raidelorn et Volenfell.


Deuxième fouille - Mtharnaz

Après une longue journée de marche et une nuit supplémentaire à camper, nous sommes enfin arrivé à la Porte de Bangkoraï et grâce aux talents de négociation du Ponihn Sershilavu, un garde nous a indiqué la position connue d'une ruine dwemer, non loin au Sud. Il n'a suffit que de quelques enjambées de guar avant que nous ne nous engouffrions dans la cité atelier de Mtharnaz.

Cette fois, la ruine n'avait pas encore été pillé, peut-être même pas encore visité ! Seuls des automates de défense l'habitaient, ainsi qu'un très curieux centurion dwemer. Après des fouilles infructueuses dans les premières salles de la cité, c'est dans la dernière que nous avons enfin trouvé ce que nous étions venu chercher si loin. Cependant, même si une grande satisfaction et une forte impatience m'habitent maintenant que nous avons le précieux tube, je ne peux m'empêcher de demeurer profondément intrigué et curieux quant au centurion qui renfermait le dit-objet.

Avec le recul et l'analyse des faits, que peut-on dire ce que nous avons vu ce jour là ? Un centurion majeur, relié au système d'alimentation générale de la cité, entravé par un lien énergétique et doté, sembla-t-il, d'un dispositif inédit de synthèse vocal... Les paroles qu'il prononça pendant qu'il tentait de nous tuer, furent incompréhensibles... Mais que pouvaient-elles bien signifier ? Était-ce là une sorte de centre de contrôle de la cité de Mtharnaz ? Un automate administrateur destiné à organiser le bon fonctionnement des ateliers ?... Pour l'heure, rien n'est moins sûr et aucune thèse ne peut être valider.

Image


____________________________



La suite des évènements est évidemment attendue de tous... Mais avant de tenter quoi que ce soit avec le tube d'énergie dwemer, il nous faut finir de nous procurer les ingrédients nécessaires au bon fonctionnement du verrou rourken.

Nous avons déjà les Petatus Vaporigneus et le tube en notre possession, il ne reste que la cire de dreughs et la résine de shalk pour l'emplâtre, et la racine de trama et la pierre d'âme chargée pour la liquéfaction du gaz. Des matériaux bien plus facile à trouver que les précédents puisqu'un rapide passage au marché et une commande de pierre d'âme auprès de Serjo Ihrifhn feront l'affaire.

La suite bientôt...
 
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 Sujet du message : Re: Enquête sous les cendres - Un mystérieux mécanisme dweme
Message Publié : 23 Jan 2017, 02:24 
Gaharikhan
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L'Enquête sous les cendres s'est poursuivie bien après la compréhension de cet antique verrou dwemer.


Évidemment... le mystère reste entier, l'enquête n'est pas résolue...
 
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