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 Sujet du message : Des vampires
Message Publié : 04 Juil 2014, 16:24 
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Consterné par sa propre ignorance sur le sujet et tracassé par la présence de deux prédateurs au sein même de la Maison, Urven n'avait pas résisté à l'envie de mener quelques recherches sur les créatures. Il avait compulsé les ouvrages de plusieurs bibliothèques et avait même eu accès à certaines archives du Temple. Armé de sa plus belle plume, il rédigea un bref mémo pour informer les membres d'Arador Dayn de l'état actuel de son enquête.

Citer :
Des vampires

Origine

Il est communément admis que Molag Bal est le père des vampires. Il engendra la Matrone du sang Lamae pour frapper Arkay, l’Aedra de la mort et de la naissance. Le but de Molag Bal était de contrarier l’Aedra en soustrayant une créature (et sa progéniture) à son pouvoir de vie et de mort.

L’avatar de Molag Bal arpenta Tamriel sous les traits d’un homme et séduisit une jeune vierge nédique1, Lamae Beoflag. Bal viola la jeune femme et après avoir déposé une goutte de sang sur son front, il quitta Nirn. Le corps inconscient de Lamae fut découvert par des nomades. Ils essayèrent vainement de la sortir de son coma et elle décéda après deux semaines. Conformément à leurs coutumes, les nomades érigèrent un bûcher et y déposèrent son corps. Mais Lamae, éveillée de sa non-mort, sortit des flammes. Elle décima le clan en égorgeant les femmes, en dévorant les yeux des enfants et en violant les hommes avec la même violence que Molag Bal.

Ainsi naquit la Matrone du sang, la mère de nombreux morts-vivants, dont les vampires, défi incarné au cycle de la vie et de la mort.

D’autres traditions affirment que Molag Bal engendra lui-même le premier vampire en profanant le cadavre d’un ennemi. Enfin, en Bordeciel, on évoque un rituel qui permettrait à des femmes de devenir des « filles de Havreglace », c’est-à-dire de puissants vampires.

Pouvoirs et traits vampiriques

Il existerait plus d’une centaine d’espèces différentes de vampires en Tamriel, chacune disposant de pouvoirs et d’habilités uniques. Certains vampires peuvent s’évaporer ou se transformer en une nuée de chauve-souris, d’autres se téléportent, d’autres craignent la lumière du soleil qui les brûle ou sont sensibles à l’argent et au mithril. Combattre un vampire est donc toujours une tâche ardue tant leurs capacités sont imprévisibles.

On attribue cependant aux vampires quelques traits communs. Ils peuvent transmettre leur maladie, ils sont immunisés aux maladies et aux effets de l’âge et ils doivent enfin se nourrir de sang (ou être tenaillés par la soif et voir leurs blessures guérir plus difficilement). Précisons que ce sang ne doit pas impérativement être humain. Les vampires savourent le sang des diverses espèces vivantes comme un œnologue déguste de bons crus.

Devenir vampire

Le vampirisme est une maladie. Elle est contractée à cause de certains objets magiques, après avoir été maudit par de puissants magiciens ou, plus communément, après avoir été mordu par un vampire.

Il n’existe aucun symptôme de contamination. La victime souffre souvent de cauchemars après l’attaque lorsqu’elle se repose. Le temps d’incubation est de deux à quatre jours (généralement 72 heures). Pendant cette période, le malade peut être soigné par un prêtre, à l’aide de prières et de bénédictions. Il est donc toujours important de rencontrer un ecclésiastique après avoir survécu à une attaque de vampire ! Ne pas le faire est considéré par le Temple comme une attitude hérétique.

Après l’incubation, la victime décède. Le cas échéant, elle bénéficie des rites funéraires réservés aux défunts puisqu’on la considère comme tel ! Elle passe un laps de temps variable dans cet état de « non-mort » avant de s’éveiller à la « non-vie ». Il semblerait que la transformation soit également physique, l’apparence du vampire variant beaucoup avec celle de son vivant2.

Les sangrebêtes

On ne peut parler du vampirisme sans évoquer les sangrebêtes. Ces créatures sont des vampires dégénérés, guidés uniquement par leur soif de sang et incapables de la contrôler. Mais dernièrement, en Fendretour, une nouvelle espèce de sangrebête est apparue. La victime est atteinte d'une affliction du sang qui la consume à une vitesse sidérante. Son esprit perd toute structure et elle attaque tout ce qui bouge, sans le moindre instinct de survie. Elle devient une créature frénétique, guidée uniquement par sa soif de sang. Cette métamorphose serait le fruit d'une magie impie, utilisée par la Maison Montclair pour faciliter sa conquête de Fendretour.

Guérir du vampirisme

Un vampire en devenir peut être soigné par des prières et des bénédictions pendant la phase d’incubation. Après, il semble que l’état soit irréversible.

Des rumeurs font cependant état en Vvardenfell d’une confrérie de chasseurs de vampires constituée d’anciens prédateurs guéris. A ce titre, le témoignage de Galur Rithari est intéressant. Exalté du Temple, Galur a été vampirisé par un adversaire. Il prétend avoir été guéri par Molag Bal en échange d’une gemme spirituelle dérobée à Dagoth Ur, sur le Mont Ecarlate . Il déposa la pierre dans le bassin de l’autel du sanctuaire de Bal Ur, non loin du village de Suran3 et la malédiction fût levée. Précisons que les propos de l’auteur, et l’auteur lui-même ont été déclarés hérétiques par le Temple.

1Les Nédiques (ou Nèdes) sont des humains qui occupaient différentes régions de Tamriel à l'époque Méréthique, l'ère préhistorique de Nirn. Aujourd'hui, le sang nédique coule dans les veines des Nordiques, des Bretons et des Impériaux.

2Voir à ce sujet le témoignage du vampire de la Baie d'Iliaque : "Pendant que je réfléchissais à celà, j’aperçus une fille, une hôtesse dans mon auberge favorite de cette ville, qui marchait vers moi. Je l’appelai. Elle m’ignorait. Je l’ai appelé par son nom, et elle se tourna vers moi, avec un sourire, mais sur son visage je vis une expression qui me dit qu’elle ne me connaissait pas. J’avais visité cette auberge pendant que j’allais vers la cachette du mystérieux individu, et elle ne me connaissait pas! Je lui dis mon nom. Elle répondit avec colère que c’était une bien mauvais blague, que je ne ressemblais aucunement au brave chevalier qui visitait cette ville parfois, et que si je ne le savais pas, il était mort."

3 Suran est un village bâti sur la rive orientale du lac Masobi,dans les îles ascadiennes, en Morrowind.


Livres consultés (dans la Bibliothèque de Tamriel)
Opusculus Lamae Bal ta Mezzamortie, traduction des Presses de l’Université de Gwylim, 3E 105.
Vampires de la baie d’Iliaque, volumes I et II, auteur anonyme, sans date.
Vampires de Vvardenfell, volumes I et II, auteur anonyme, sans date.
Sangrebête de Fendretour, par Nalana, conseillère de la maison Tamrith, sans date.


Dernière édition par Urven le 06 Juil 2014, 15:20, édité 3 fois.
 
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 Sujet du message : Re: Des vampires
Message Publié : 04 Juil 2014, 16:58 
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Extraits des ouvrages consultés (le texte précédent est une production personnelle. Les textes suivants sont une simple compilation de documents tirés de la Bibliothèque de Tamriel)

Citer :
Opusculus Lamae Bal ta Mezzamortie

Alors que la lumière se fait plus intense, l'obscurité devient ombre. Molag Bal le Daedra posa le regard sur Arkay et trouva l'Aedra fier de son ascendant sur la mort des hommes et des mers.

Bal, dont le domaine est l'oppression gratuite et la capture des âmes mortelles, cherchait à contrarier Arkay qui savait que nul homme, mer ou bête de tout Nirn ne pouvait échapper à la mort. L'Aedra n'ayant aucun doute sur l'étendue de son domaine, Molag Bal décida de s'attaquer à Nirn pour vaincre la mort.

Tamriel était encore jeune et les périls et la magie y régnaient lorsque Bal prit l'apparence d'un homme pour s'emparer d'une vierge, Lamae Beolfag, une jeune fille nedic. Bal profana son corps sauvagement, sans la moindre compassion, et les cris de la jeune fille devinrent les Vents hurleurs qui hantent encore certains fjords de Bordeciel. Après avoir versé une seule goutte de sang sur son front, Bal quitta Nirn : il avait semé sa colère.

Le corps violé et inconscient de Lamae fut découvert par des nomades qui prirent soin d'elle. Deux semaines plus tard, la chamane des nomades enveloppa Lamae dans un linceul : la mort l'avait prise à son tour. Conformément à leurs coutumes, les nomades érigèrent un bûcher afin d'immoler la dépouille. Au cours de la nuit, Lamae se leva de son bûcher et, en flammes, s'attaqua au clan. Elle déchira la gorge des femmes, dévora les yeux des enfants et viola les hommes avec autant de cruauté que Bal en avait eu envers elle.

Ainsi, Lamae (que nous appelons la Matrone du sang) s'imposa aux habitants de Tamriel et engendra une lignée d'innombrables abominations d'où sont issus les vampires, les plus rusées des horreurs nocturnes. Et le fléau des morts-vivants s'abattit sur Tamriel, se moquant cruellement du cycle de la vie et de la mort d'Arkay pour l'éternité et, dans sa tristesse, Arkay savait que rien ne pouvait l'empêcher.


Citer :
Vampires de la baie d'Iliaque, volume I

Il existe plus d’une centaine d’espèces différentes de vampire en Tamriel. La baie d’Iliaque comporte à elle seule neuf variations possédant chacune des pouvoirs et des habiletés uniques. Je possède cette information non seulement parce que j’ai passé les dix dernières années de ma vie à faire des recherches sur les vampires, mais parce que pendant les sept années qui ont précédées, j’étais l’une de ces créatures.

Le vampirisme est une maladie, comme la pourriture de cerveau ou le choléra, mais bien plus insidieuse. On peut devenir vampire à cause de certains objets magiques ou par la malédiction d’un magicien puissant, mais la source la plus commune est la morsure d’un autre vampire. Il n’existe aucun symptôme de contamination du vampirisme sauf un – si la victime dors après l’attaque, mais avant de devenir vampire, son sommeil sera rempli de cauchemars.

Durant cette période de deux à quatre jours, quant la maladie s’étend, mais que la victime est toujours mortelle, pratiquement n’importe quel soigneur de temple peut contrer la malédiction. Il n’y aura aucune autre mise en garde.

Je ne me rappelle pas être mort. J’étais éclaireur pour un ordre de chevalier que je ne nommerai pas. La fille d’un noble avait été kidnappée par un mystérieux individu, et mon capitaine avait réussi à localiser sa cachette. Profondément dans les chambres humides du souterrain, j’ai cherché jusqu'à ce que je trouve la fille. Ou ce qui en restait, un cadavre couleur de neige, vidée de chacune des gouttes de son sang. J’ai su à ce moment ce qu’était le mystérieux individu, mais il m’a trouvé avant que je n’atteigne la sortie. Il a réussi à prendre un bon bout de mon bras avant que je n’arrive à le semer. Je pensais être chanceux de m’en être sorti vivant. Quelle chance!
Le voyage pour rejoindre l’ordre des chevaliers durait cinq jours. Je décidai donc de me reposer de bonne heure afin d’améliorer l’état de mon bras, au cas où je rencontrerais d’autres difficultés. Je ne me souviens pas des rêves que j’ai faits cette nuit là – seulement que je faisais quelque chose d’horrible et que je ne pouvais m’arrêter. Je me suis réveillé en criant. La nuit suivante, dans une auberge plus près de ma destination, mon sommeil fut profond et sans rêves. La troisième nuit, je mourus.

Bien sûr, je ne savais pas que j’étais mort. Je m’étais endormi dans un lit douillet, rempli de plumes, pour m’éveiller sur une plaque mortuaire froide et humide. Étourdi, j’ai ouvert la porte du mausolée dans laquelle j’étais, qui devait être verrouillée je crois bien. J’étais dans un cimetière tout près d’une ville que je connaissais, alors je me dirigeai dans cette direction. Il était tard, alors il n’y avait que très peu d’âmes dans les rues. Je m’arrêtai pour lire un message public. Je me rendis compte qu’il était deux semaines de plus que je ne le croyais.

Pendant que je réfléchissais à cela, j’aperçus une fille, une hôtesse dans mon auberge favorite de cette ville, qui marchait vers moi. Je l’appelai. Elle m’ignorait. Je l’ai appelé par son nom, et elle se tourna vers moi, avec un sourire, mais sur son visage je vis une expression qui me dit qu’elle ne me connaissait pas. J’avais visité cette auberge pendant que j’allais vers la cachette du mystérieux individu, et elle ne me connaissait pas! Je lui dis mon nom. Elle répondit avec colère que c’était une bien mauvais blague, que je ne ressemblais aucunement au brave chevalier qui visitait cette ville parfois, et que si je ne le savais pas, il était mort.

Mes émotions étaient comme un écheveau entremêlé. Je savais qu’elle ne blaguait pas, que je ne me ressemblais vraiment pas. Je fus touché par la tristesse qu’elle éprouvait envers mon décès, et horrifié par l’idée naissante de ce que j’étais devenu. Soudainement, un instinct puissant écrasa toutes mes pensées – la soif. Sans même y penser, je lui tranchai la gorge. Je la vidai jusqu'à ce qu’elle ressemble au cadavre laissé dans la cachette du mystérieux individu.


Citer :
Vampires de la baie d'Iliaque, volume II

J’ai raconté dans le premier chapitre de mon histoire comment je suis devenu vampire, ainsi que mon premier meurtre. Quoique cela pourrait (et devrait) horrifier le lecteur que ma première victime soit une amie du mortel que j’étais, je crois que c’est quelque chose de commun.

Je laissai le corps blanc de neige dans une ruelle, et je courus vers le seul endroit où je me sentais en sécurité, le mausolée. Pendant les quelques premiers jours de mon immortalité, je me privai de sang pendant que je considérais mon destin. Je réappris ce que j’étais capable de faire, et je découvris que j’étais plus fort, plus rapide, plus résistant et plus agile qu’avant. Je possédais des pouvoirs que je n’avais vus que chez certains mages puissants lors de ma vie de chevalier. Plus tard, je me découvris d’autres habiletés, comme une immunité totale à toutes les maladies. Pratique lorsque je parcours tel un prédateur, les rues infestées de vermines.

J’ai aussi rapidement découvert mes faiblesses. Je ne pouvais plus me tenir à la lumière du soleil – une exposition de quelques secondes me brûlant la peau terriblement. Il m’est aussi douloureux d’entrer dans des temples et autres endroits de cultes. Le pire effet, bien sûr, est la soif de sang. Si je ne tuais pas une créature à sang chaud par nuit pour boire son sang, la soif me tenaillait, et mes blessures ne se cicatrisaient pas malgré le repos.
Est-ce le moment pour moi d’admettre qu’à un certain moment j’ai aimé être une créature de la nuit? Il n’est pas impossible de vivre la nuit, c'est seulement gênant dans certaines occasions. Et je n’avais pas à tuer des humains chaque nuit, seulement des créatures qui ont le sang chaud. Les Orcs ont un sang riche et délicieux; les rats sont un peu sucrés pour le seul repas de la nuit; Les lycanthropes sont un vrai régal, le mélange de bête et d’humain est pratiquement décadent. Un délice de gourmet.

Environ un mois après ma mort, je m’amusais comme un fou. Une nuit, je reçus une lettre de quelqu'un qui prétendait faire partie de ma famille. Curieux, je le visitai dans sa taverne, et il m’apprit tout sur la tribu de vampire à laquelle j’appartenais – les Montalion. En retour de certaines tâches pour la famille, l’homme allait m’entraîner afin d’améliorer mes habiletés vampiriques.

Même si je n’ai jamais eu beaucoup de détails, j’ai compris que les deux principales différences entre les différents clans sont la géographie et les pouvoirs. Seul les Montalion avaient le don de téléportation, mais les huit autres possédaient eux-aussi des habiletés uniques.

Mon mentor (c’est le nom qu’il se donnait) me félicitait après chaque mission, et me faisait de plus en plus confiance. Si je lui demandais, il me renseignait sur les nouvelles alliances des Montalion, qui ils manipulaient, qui ils chassaient. C’est à ce moment que je pris peur. Les Montalion ainsi que leurs clans rivaux vidaient littéralement Tamriel de son sang.

J’ai paniqué. Il fallait que je trouve un remède. Mais je ne trouvais nulle part de livre ou de rumeur indiquant que le vampirisme n’était pas irréversible. Alors je décidai de me suicider, mais je voulais traîner les Montalion avec moi. Je joignis des guildes qui les opposaient, et j’échouai chaque mission qui m’était donnée de façon spectaculaire. Je croyais que mon mentor allait se retourner contre moi, mais il est seulement devenu plus silencieux, moins enclin à partager l’information, jamais violent. Il n’était pas affecté. Il avait probablement vu des vampires comme moi avant.
Voici pourquoi il ne m’attaqua jamais : les immortels peuvent se permettre d’être éternellement patients.

Finalement, il refusa de me donner d’autres missions. Il refusa même de me parler, mais il ne quitta jamais sa taverne. Je pouvais aller et venir, il me regardait sans jamais dire un mot. C’est à ce moment que je reçus une autre lettre. "Il y en a beaucoup comme nous, anciens vampires, qui savent quoi chercher. Nous sommes patients aussi, nous avons appris de notre immortalité. Nous regardons et écoutons, et nous contactons de façon anonyme les vampires qui veulent en finir avec la malédiction."

Contrer la malédiction est possible. C’est très dangereux, mais quand vous êtes maudit, le seul véritable danger est qu’il n’y a pas d’évasion.


Citer :
Les vampires de Vvardenfell, volume I

... La violente antipathie que la civilisation de Morrowind montre à l'égard de la nécromancie fait que les vampires sont virtuellement inconnus dans la province.

... Le Temple ne reconnaît pas l'existence d'ordres chasseurs de vampires dans la province occidentale. Néanmoins, plusieurs entrevues avec de hauts dignitaires du Temple m'encouragent à penser que les Dunmers de Morrowind savent comment lutter contre ce fléau. Dans le même temps, ils reconnaissent sans se voiler la face que d'importantes communautés de vampires pourraient fort bien ne pas avoir été détectées dans le désert, mais aussi dans les complexes souterrains des châteaux abandonnés et des tours de magiciens...

... Le vampire des Cendres des légendes cendraises n'est pas un mort-vivant et les sorts et bénédictions affectant habituellement ce type de créature restent sans effet sur lui. Personne n'a jamais pu en examiner en détail et il n'existe aucune référence reliant ces vampires très particuliers aux clans de vampires connus en Tamriel...

... Les trois lignées connues des vampires de Vvardenfell diffèrent grandement pour ce qui est de la façon d'approcher des proies. Les Quarras se reconnaissent à leur force et à leur endurance hors du commun, leur permettant d'attaquer en faisant preuve d'une terrifiante frénésie. Les Aundaes sont de redoutables lanceurs de sorts qui aiment hypnotiser leurs victimes afin de pouvoir boire leur sang à leur convenance, tandis que les agiles Bernes sont des spécialistes de la furtivité et des embuscades. Ils n'aiment rien autant qu'empoisonner leur proie d'une morsure avant de se replier et d'attendre que le venin fasse son oeuvre...

... Contrairement à ce que l'on croit généralement, la maladie qu'est le vampirisme ne se contracte pas à partir de blessures infligées par un vampire. Elle ne se transmet que lorsqu'un vampire suce le sang d'une victime incapable de se défendre. Et comme rares sont ceux qui survivent à une telle attaque, le processus de transmission de la maladie reste encore méconnu à ce jour...

... Pendant la phase d'incubation, qui peut durer jusqu'à 72 heures, le vampirisme ne se traduit par aucun symptôme visible mais peut être soigné par les sorts et bénédictions ordinaires. Certaines victimes ont toutefois fait état de troubles du sommeil et de rêves angoissants durant cette période. Par la suite, la maladie devient incurable et irréversible...


Citer :
Les vampires de Vvardenfell, volume II

... A l'ouest, une confrérie secrète appelée Chasseurs de Vampires serait principalement constituée d'anciens vampires guéris de leur maladie. S'il faut en croire la légende qui les entoure, ils refuseraient de révéler la nature du remède, de peur que cela n'encourage les amateurs de sensations fortes à contracter volontairement le vampirisme.

A l'est, la tradition des Chasseurs de Vampires est totalement inconnue. Les croyances locales expliquent en effet que le vampirisme est incurable et que, même s'il existait un moyen de le guérir, un ancien vampire demeurerait une abomination à éradiquer par tous les moyens. La maladie se guérissant à coup sûr lorsqu'elle est traitée dans les trois jours, ne pas se faire soigner après avoir affronté un vampire est considéré comme une volonté délibérée de contracter le vampirisme et un signe de totale dépravation...

... Une ancienne tradition de la doctrine du Temple veut qu'en plus de ses autres crimes, Molag Bal, le Père des Monstres, aurait donné naissance au tout premier vampire à partir de la dépouille d'un ennemi vaincu. Il existe plusieurs versions de cette histoire, dans lesquelles l'adversaire malheureux est identifié comme étant un prince daedra, un saint du Temple ou une puissante créature bestiale. Ce mythe des origines du vampirisme est spécifique à Morrowind et ne se retrouve nulle part ailleurs dans les textes de l'empire. Malheureusement, les érudits cherchant à approfondir le sujet se heurtent systématiquement au refus du Temple, qui contrôle l'accès à l'unique source importante de documents historiques et culturels sur Morrowind...

... Même si les Dunmers pensent que la maladie est incurable, Galur Rithari, Exalté du temps jadis, ne cessait de répéter qu'il avait été guéri du vampirisme. Emprisonné par le Temple pour hérésie, il finit par se rétracter et fut libéré, après quoi il vécut le restant de ses jours en tant que bibliothécaire dans le Sanctuaire de la Sagesse de Vivec. Il est intéressant de noter que, peu de temps avant sa condamnation pour hérésie, Rithari avait été affecté à la garnison des Exaltés de Bal Ur, site de pèlerinage connu comme étant " le lieu de naissance de Molag Bal.


Citer :
Copie des papiers privés de Galur Rithari

Seul et terrassé par le nombre, je me suis rendu à mon adversaire. La créature était vêtue comme un gentilhomme et j'espérais qu'elle me traiterait honorablement. Au lieu de quoi je me suis retrouvé festin d'un monstre buveur de sang.
Honteux de ma corruption et désespérant de mes chances de survie, j'ai accepté passivement mon intégration graduelle au sein du clan Aundae. Mes proies n'étaient que des animaux, pas des humains, et je vivais à l'écart du reste du clan. Mais malgré cela, j'ai abandonné tout espoir et je me suis mis à vivre comme une bête.

Obsédé par les souvenirs de ma vie passée, je me suis rendu à Bal Ur, où j'avais été posté, dans l'espoir, sans doute, de me faire pardonner certains de mes crimes en dévorant quelques-uns des monstres qui y résident ou en périssant sous leurs coups. C'est là que j'ai adressé une supplique à Molag Bal, Roi des Troubles, devant un autel situé loin en dessous de la chapelle des pèlerins. A ma grande surprise (et à ma grande terreur !), Molag Bal ou l'un de ses agents ou aspects, m'a proposé de me soigner du vampirisme en échange d'une faveur. Bien que sachant que cela ne suffirait pas à sauver mon âme, j'ai accepté cette quête.

[Rithari, gemme spirituelle maudite d'étrange nature, récupérée dans une profonde caverne sur la face nord de Dagoth Ur. Reste à l'amener à Bal Ur, à l'autel de Molag Bal.]

J'ai déposé la gemme dans le bassin placé sur l'autel et j'ai immédiatement ressenti une vive souffrance et une terreur telle que je ne puis l'exprimer à l'aide de mots, sauf en disant que j'ai eu par la suite l'impression que je m'étais endormi et que j'avais été déchiqueté lors d'un épouvantable cauchemar par des milliers de petits poignards maniés depuis l'intérieur de mon estomac. Je me suis réveillé à côté de l'autel et, quand je me suis miré dans la lame de mon épée, j'ai vu que j'étais redevenu normal et que je n'avais plus rien d'un monstre aux dents acérées et aux yeux vides.


Citer :
Sangrebête de Fendretour

On m'a demandé d'en apprendre autant que possible sur les sangrebêtes qui apparaissent depuis peu dans Fendretour. Ces créatures semblent en tout point semblables aux autres sangrebêtes que nous avons pu examiner par le passé. Mais malgré ces similitudes, elles possèdent une différence majeure : elles semblent se trouver au début du cycle vampirique, et non à sa fin.
Au lieu d'apparaître au terme d'une période de gestation vampirique longue et éprouvante, ce processus transforme des citoyens ordinaires en monstres assoiffés de sang en un temps d'une brièveté effrayante. On dirait presque une affliction enfiévrée du sang, qui consume les individus avec une rapidité alarmante. Si le catalyste n'affecte pas tous ceux avec qui il entre en contact, ceux qui lui succombent se transforment en vampire (rarement) ou sont rapidement réduits à la frénésie qui caractérise toutes les sangrebêtes (issue bien plus probable).

Mes enquêtes suggèrent que ces sangrebêtes sont liées à l'Argonien Reezal-Jul et à dame Lléraya Montclair. Le magicien de la maison Montclair et la fille du baron Wylon Montclair dirigent les troupes de Montclair dans Fendretour… et ces troupes comptent des vampires dans leurs rangs. On parle d'un mal hématique, quelque magie insane qui permettrait à Reezal-Jul et à Lléraya de transformer des citoyens ordinaires en sangrebêtes d'un simple regard, d'un geste de la main et de quelques mots. Les témoignages oculaires sont confus, et ne permettent pas de vérifier tout à fait ces affirmations.

Comme les autres sangrebêtes rencontrées par le passé, les sangrebêtes de Fendretour sont des vampires devenus fous. Leur esprit a perdu toute structure, et ils attaquent tout ce qui bouge, sans le moindre instinct de survie. Ce sont des créatures frénétiques et violentes, dirigées seulement par leur appétit charnel de sang et d'os. Cette souche de mal hématique arrive à maturité avec une rapidité alarmante. J'ai pu noter des cas où les citoyens infectés étaient devenus frénétiques en quelques instants. Nul ne sait comment Reezal-Jul et Lléraya ont obtenu ce pouvoir terrible. Mais ils semblent déterminés à aider le baron Montclair à conquérir tout Fendretour.
Hormis cette mal hématique inhabituelle, ces sangrebêtes opèrent comme toutes les autres. Ces sauvages féroces et imprévisibles transmettent souvent leur affliction à leurs victimes. Toute personne tuée ou blessée par une sangrebête de Fendretour présente un risque certain de devenir une sangrebête, et ce en un délai particulièrement court.

Faute de renseignements plus précis, il n'est qu'une seule réaction viable face aux sangrebêtes de Fendretour : nous devons les éradiquer.
 
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