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 Sujet du message : De Nérévar et du Nérévarine
Message Publié : 04 Juin 2014, 08:14 
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Urven avait longuement hésité avant de coucher par écrit le fruit de ses recherches. L’enquête commanditée par maître Venim l’avait contraint à aborder le sujet, délicat et même hérétique pour certains, de Nérévar et de la prophétie du Nérévarine. Par souci d’objectivité, Urven se sentait obligé de consigner les informations qu'il avait rassemblées dans un dossier, à disposition des autres membres d’Arador Dayn.

Citer :
Extraits choisis dans différentes monographies réalisées par des érudits impériaux sur base de légendes cendraises.

Au temps jadis, les Elfes des profondeurs et une grande armée d’étrangers venus de l’ouest volèrent les terres des Dunmers. En ce temps, Nérévar était le grand khan et le chef de guerre des Maisons, mais il honorait les esprits ancestraux et observait la loi tribale, ce qui lui permit de devenir l’un des nôtres par l’esprit.

Quand Nérévar jura au nom de son Anneau des Ancêtres, Un-Seul-Clan-Sous-Les-Astres-Lune, d’honorer la tradition des esprits et les droits de la terre, toutes les tribus se joignirent aux Maisons pour prendre part à la bataille du Mont Ecarlate.

De nombreux Dunmers des tribus et des Maisons périrent lors du conflit, mais les Dwemers furent vaincus et leur malfaisante magie éradiquée. Dans le même temps, les étrangers furent chassés du pays. Mais à l’heure même de cette victoire, les khans des grandes Maisons, avides de pouvoir, assassinèrent Nérévar. Lorsqu’ils s’autoproclamèrent dieux, c’en fut tout à fait fini du serment de Nérévar aux tribus.

Mais il est dit que Nérévar reviendra avec son anneau et qu’il jettera les faux dieux à bas de leur piédestal. Avec l’aide de l’anneau, il honorera la promesse faite aux tribus de chasser les étrangers hors du pays en hommage aux esprits.

(Source : [Teso] Nérévar Astres-lune)


Citer :
La Bataille du Mont Ecarlate, vol. 2

Transcription des paroles du Seigneur Vivec

Après avoir entendu Nérévar, nous lui donnâmes le conseil suivant : « Nous devrions préserver ces outils pour le peuple chimer. Qui sait, peut-être les Dwemers ont-ils été transportés dans un lointain royaume, duquel ils pourraient revenir pour nous menacer à nouveau. Nous avons donc besoin d’étudier ces outils et leur fonction afin qu’ils puissent servir aux générations futures. »

Malgré ses doutes, Nérévar accepta de suivre nos recommandations, à condition que nous jurions solennellement devant Azura que jamais les outils ne seraient détournés à la manière sacrilège des Dwemers. Nous lui donnâmes notre accord, prêtant serment comme il le demandait.

Cela fait, nous le suivîmes à l’intérieur du Mont Ecarlate, où nous retrouvâmes Dagot Ur. Ce dernier refusa de nous livrer les outils prétextant qu’ils étaient dangereux et que nous ne pouvions pas les toucher. Il se comportait de façon irrationnelle, affirmant que lui seul était suffisamment digne de confiance pour conserver les outils, à tel point que nous eûmes la certitude que ces derniers l’avaient affecté. Avec le recul, je pense désormais qu’il avait appris le pouvoir des outils et décidé de les garder pour lui seul. Nérévar et ses gardes essayèrent alors de lui prendre les outils par la force. Dagoth Ur et ses compagnons parvinrent à s’échapper, mais nous récupérâmes les outils qui furent confiés à Sotha Sil.

Nous n’avions pas l’intention de trahir la promesse que nous avions faite à Nérévar, mais sans doute Sotha Sil étudia-t-il les outils en secret. En effet, au bout de quelques années, il vint nous trouver et nous fit part de la vision qu’il avait eue : un monde en paix, qui ne serait que justice et honneur pour les nobles, richesse et prospérité pour les gens du commun, à condition que les Tribuns acceptent le fardeau de l’immortalité pour guider les autres. Consentant à nous sacrifier pour donner naissance à un monde nouveau, nous effectuâmes donc un pèlerinage au Mont Ecarlate pour nous métamorphoser à l’aide des outils de Kagrénac.

Mais à peine le rituel achevé, la princesse daedra Azura nous maudit pour avoir renoncé à notre serment. Faisant appel à ses dons de prophétesse, elle nous promit que son champion Nérévar reviendrait nous châtier pour notre perfidie et s’assurer que ce pouvoir sacrilège ne viendrait plus jamais défier la volonté des dieux. Mais Sotha Sil lui répondit : « Les anciens dieux sont cruels et arbitraires. Les espoirs et craintes des hommes leur sont totalement étrangers. Vous appartenez au passé. Nous sommes les nouveaux dieux, nés de la chair, mais également sages et préoccupés par les besoins de notre peuple. Epargnez-nous vos pathétiques menaces, esprit inconstant. L’audace de la jeunesse est de notre côté et nous ne vous craignons point. »

C’est à cet instant que tous les Chimers furent transformés en Dunmers et que notre peau devint grise comme les cendres tandis qu’un feu perpétuel se mettait à brûler au fond de nos yeux. Sur le moment, nous avons cru être les seuls affectés, mais Azura nous expliqua qu’il n’en était rien : « Cette transformation est votre fait et non le mien. Par votre acte, vous avez choisi votre destin et celui de votre peuple. Les Dunmers auront la même destinée que vous et ce jusqu’à la fin de temps. Vous vous prenez pour des dieux, mais vous êtes aveugles et tout n’est que ténèbres. » Et Azura nous abandonna seuls dans le noir. Notre crainte était grande, mais nous la fîmes taire et nous sortîmes du Mont Ecarlate pour bâtir le monde de nos rêves.

Et ce nouveau monde auquel nous avons donné vie était beau et glorieux, et le culte que nous vouaient les Dunmers était fervent et empreint de reconnaissance. Au début, nos anciens frères eurent peur de leur nouvelle apparence, mais Sotha Sil s’adressa à eux et leur expliqua qu’il ne s’agissait pas d’une malédiction, mais d’une bénédiction, un signe que leur nature profonde avait changé et qu’ils avaient désormais la chance de devenir des hommes nouveaux, non des barbares craignant les fantômes et les esprits ; des êtres civilisés pouvant s’adresser directement à leurs nouveaux dieux, les trois visages bienveillants des Tribuns. Le discours de Sotha Sil nous alla droit au cœur et, au fil des ans, nous avons façonné les coutumes et les institutions d’une société juste et honorable. C’est ainsi que, plusieurs millénaires durant, Resdayn connut une paix, une équité et une prospérité supérieures aux autres races

(Source : [Teso] La bataille du Mont Ecarlate)


Citer :
La Prophétie Oubliée

Tiré de l'Apogryphe des Dissidents, rédigé par Gilvas Barelo, abbé de…

Du septième signe de la onzième génération,

Ni molosse ni guar, ni semence ni herse,

Mais né du Dragon et marqué par les étoiles lointaines,

Étranger incarné sous le mont Écarlate,

Invité béni contrant les sept malédictions,

La main sanctifiée par les étoiles brandit la lame trois fois maudite

Pour recueillir le fruit du vent semé par la maison que nul ne pleure.

(Source : la Grande Bibliothèque de Tamriel)


Citer :
Les Sept malédictions

Tiré de l'Apogryphe des Dissidents, rédigé par Gilvas Barelo, abbé de…

Entre les murs de la maison que personne ne pleure,
Où les moqueurs raillent et les fourbes ourdissent leurs plans,
Dans les couloirs de la maison parjure et impure,
Résonnent les sept malédictions des dieux que l’on blasphème.

La première, celle du feu ;

La deuxième, celle de la cendre ;

La troisième, celle de la chair ;

La quatrième, celle des spectres ;

La cinquième, celle de la semence ;

La sixième, celle du désespoir ;

Et la septième, celle des rêves.

(Source : la Grande Bibliothèque de Tamriel)


Citer :
L’Etranger

Quand la terre est déchirée, que les cieux sont obscurcis,
Et que les Dormeurs servent les sept malédictions,
Au cœur du foyer vient un étranger,
Ayant voyagé au plus loin sous l’Astre-Lune.

Bien que de parents inconnus,
Il porte sur lui son destin.

Les malfaisants le traquent, les vertueux le maudissent.
Les prophètes parlent, mais tous nient.

Par de nombreuses épreuves se manifeste l’évidence,
Le destin de l’étranger, le fléau des malédictions.

Nombreux sont ceux qui se croient l’Etranger;
Tous sont voués à l’échec, sauf l’Elu.

(Source : la Grande Bibliothèque de Tamriel)


Dernière édition par Urven le 15 Juil 2014, 17:16, édité 1 fois.
 
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 Sujet du message : Re: De Nérévar et du Nérévarine
Message Publié : 15 Juil 2014, 17:16 
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Urven ajouta quelques feuilles au dossier.

Citer :
Observations d’Urven Omoril, de la Maison Rédoran, initié du Temple.

Le sujet de Nérévar est délicat puisqu’il est au centre même de notre identité culturelle et de notre foi. Ce sont les événements qui conduisirent à la mort de Nérévar Indoril et à l’apothéose des Trois qui forgèrent la race dunmer. Depuis la Guerre du Premier Conceil (1E 668-700), l’Almsivi façonne notre société, nos croyances, notre destinée, s’appuyant sur cet épisode fondateur de notre histoire pour justifier son autorité sur les corps et les consciences.

Avant d’aborder les événements proprement dit, il me semble indispensable de nous arrêter quelques instants sur le Nérévar "historique".

Nérévar Indoril vécut à l’époque ou Chimers et Dwemers cohabitaient difficilement en Morrowind. Divisés en clans rivaux, les Chimers ne parvenaient pas à prendre l’ascendant sur leurs voisins. Lorsque la région fut attaquée par des hordes de Nordique, un chef de guerre chimer, Nérévar, persuada un forgeron dwemer de lui façonner un puissant artéfact : l’anneau Astre-Lune. Grace au pouvoir de persuasion de l’anneau, Nérévar unifia les clans chimers et devint Khan. Profitant des événements, il conclut une trêve avec le roi dwemer Dumac Nain-Orque, et ensemble, les deux peuples résistèrent aux envahisseurs. La paix revenue, Nérévar institua le Premier Conseil pour l’aider à gouverner.

Mais les vieilles rancœurs persistaient. Un chef chimer, Voryn Dagoth, prétendit avoir découvert la source de la puissance des Dwemers : le Cœur de Lorkhan. Cet artéfact aurait permis aux frères de Dumac de devenir immortels. Le grand prêtre Kagrénac était occupé à forger d’autres artéfacts pour pouvoir utiliser le Cœur et dérober la puissance des dieux eux-mêmes. Abasourdi par ces révélations, Nérévar contacta Dumac. Mais le monarque dwemer n’avait pas été informé par Kagrénac et ses sbires, et il nia les faits. Déconcerté, Nérévar chercha conseil auprès des dieux. Azura lui apparut et confirma les dires de Voryn Dagoth. Elle encouragea le Khan à combattre les Dwemers car leurs projets mettaient en danger l’existence même de Nirn.

Accompagné de son épouse, Almalexia, de ses fidèles conseillers, Sotha Sil et Vivec, et de Voryn Dagoth, Nérévar leva une gigantesque armée et porta la guerre en Vvardenfell. Les belligérants se rencontrèrent sur les pentes du Mont Ecarlate. Au plus fort de la bataille, Nérévar et Voryn pénétrèrent au cœur de la montagne et affrontèrent Dumac et Kagrénac. Nérévar s’effondra, mortellement blessé par Dumac, tandis que Voryn tuait Kagrénac et lui dérobait les artéfacts pour manipuler le Cœur. C’est précisément à ce moment de l’histoire que les récits divergent !

Je te prie de considérer, lecteur, que ce que tu vas lire maintenant est passible d’hérésie. Pour le bien de cette demeure, je souhaite que ces informations ne sortent pas de cette bibliothèque. Et même si une part de vérité se cache dans ces écrits, n’oublie pas que les Trois veillent sur nous depuis des siècles. Qu’ils soient bénis…


Dernière édition par Urven le 16 Juil 2014, 08:57, édité 1 fois.
 
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 Sujet du message : Re: De Nérévar et du Nérévarine
Message Publié : 16 Juil 2014, 08:57 
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Citer :
Les événements du Mont Ecarlate dans la version du Très Saint Temple, ou Hiérogryphe.

Il y a bien longtemps, Nérévar était le plus grand général des Dunmers, mais aussi leur Premier conseiller et le compagnon de Vivec, Almalexia et Sotha Sil. Aidé du pouvoir du grand Cercle des Ancêtres, Un-Seul-Clan-sous-l'Astre-Lune, il unifia les Maisons Dunmers pour affronter les malfaisants Dwemers, les traîtres de la Maison Dagoth et leurs alliés occidentaux au mont Ecarlate.

Par chance, les Dwemers sans dieux furent vaincus jusqu'au dernier et leurs alliés dispersés, mais, mortellement blessé lors du combat par le perfide Dagoth Ur, Nérévar dut ressortir du mont Ecarlate. Il succomba peu après, subsistant juste assez longtemps pour être témoin de l'avènement d'ALMSIVI et confier la protection des Dunmers aux Tribuns, à leur Temple et à tous les saints.


Témoignage d’un disciple du Temple.

Le Temple propose différentes versions de la mort de Nérévar. Dans celle-ci, le Khan aurait été trahi par Voryn Dagoth qui se serait allié aux Dwemers. C’est Dagoth lui-même qui blessa mortellement Nérévar pour conserver les Outils de Kagrénac. Avant de mourir, Nérévar a le temps d’être témoin de l’apothéose des Trois et c’est lui qui leur confie son peuple. Sans vouloir dénigrer ce témoignage, je le trouve peu subtile, car destiné sans doute à de simples fidèles.

Le témoignage du Seigneur Vivec lui-même est plus intéressant.


Les Dwemers étaient bien défendus dans leur forteresse du mont Ecarlate, mais Nérévar attira la majorité des armées de Dumac à l'extérieur par la ruse, tandis que Nérévar lui-même s'infiltrait dans la montagne pour se rendre à la Chambre du Coeur avec Dagoth Ur et quelques autres compagnons. Là, il affronta Dumac jusqu'à ce que tous deux s'effondrent, mortellement blessés. Voyant que son roi Dumac n'était plus là pour le défendre et que Dagoth Ur et les autres le menaçaient, Kagrénac retourna ses outils contre le Coeur. Nérévar dit qu'il vit Kagrénac et tous ses compagnons dwemers disparaître en même temps. Au même instant, tous les Dwemers du monde se volatilisèrent sans laisser de trace. Mais les outils de Kagrénac avaient survécu et Dagoth Ur les ramassa pour les apporter à Nérévar.

" Ce fou de Kagrénac s'en est servi pour anéantir son peuple, dit-il. Nous devrions les détruire pour éviter qu'ils ne tombent une fois encore entre de mauvaises mains. "

Mais, avant de prendre sa décision, Nérévar était déterminé à conférer avec sa reine et ses généraux, qui lui avaient prédit la guerre et dont il recherchait les conseils avisés.

" Je vais demander aux Tribuns ce qu'il convient d'en faire, répondit-il. Reste ici jusqu'à mon retour, loyal Dagoth Ur. "

Et Nérévar s'en alla, après avoir chargé Dagoth Ur de protéger les outils et la Chambre du Coeur. Il fut conduit jusqu'à nous, qui l'attendions au pied du mont Ecarlate. Là, il nous raconta tout ce qui s'était passé à l'intérieur de la montagne. Apparemment, les Dwemers avaient utilisé les outils de Kagrénac et le Coeur de Lorkhan pour devenir immortels (ce n'est qu'ensuite que nous apprîmes de la bouche de Dagoth Ur et des autres compagnons de Nérévar qu'ils avaient été détruits par le Coeur, et non rendus immortels, mais nul ne sait ce qu'il en est exactement).

Après avoir entendu Nérévar, nous lui donnâmes le conseil suivant :
" Nous devrions préserver ces outils pour le peuple chimer. Qui sait, peut-être les Dwemers ont-ils été transportés dans un lointain royaume, duquel ils pourraient revenir pour nous menacer à nouveau. Nous avons donc besoin d'étudier ces outils et leur fonction afin qu'ils puissent servir aux générations qui viendront après nous. "

Malgré ses doutes, Nérévar accepta de suivre nos recommandations, à condition que nous jurions solennellement devant Azura que jamais les outils ne seraient détournés à la manière sacrilège des Dwemers. Nous lui donnâmes notre accord, prêtant serment comme il le souhaitait. Cela fait, nous le suivîmes à l'intérieur du mont Ecarlate, où nous retrouvâmes Dagoth Ur. Ce dernier refusa de nous livrer les outils, prétextant qu'ils étaient dangereux et que nous ne pouvions pas les toucher. Il se comportait de façon irrationnelle, affirmant que lui seul était suffisamment digne de confiance pour conserver les outils, à tel point que nous eûmes la certitude que ces derniers l'avaient affecté. Avec le recul, je pense désormais qu'il avait appris le pouvoir des outils et décidé de les garder pour lui seul. Nérévar et ses gardes essayèrent alors de leur prendre les outils par la force. Dagoth Ur et ses compagnons parvinrent à s'échapper, mais nous récupérâmes les outils, qui furent confiés à Sotha Sil.

Nous n'avions pas l'intention de trahir la promesse que nous avions faite à Nérévar, mais sans doute Sotha Sil étudia-t-il les outils en secret. En effet, au bout de quelques années, il vint nous trouver et nous fit part de la vision qu'il avait eue : un monde en paix, qui ne serait que justice et honneur pour les nobles, richesse et prospérité pour les gens du peuple, à condition que les Tribuns acceptent le fardeau de l'immortalité pour guider les autres. Consentant à nous sacrifier pour donner naissance à un monde meilleur, nous avons donc effectué le pèlerinage du mont Ecarlate pour nous métamorphoser à l'aide des outils de Kagrénac.

Mais à peine le rituel achevé, la princesse daedra Azura nous a maudits pour avoir renoncé à notre serment. Faisant appel à ses dons de prophétesse, elle nous promit que son champion Nérévar reviendrait châtier notre perfidie et s'assurer que ce pouvoir sacrilège ne viendrait plus jamais défier les dieux.


Ce témoignage atteste que Nérévar a été mortellement blessé par Dumac. Les Dwemers se seraient littéralement volatilisés après que Kagrénac ait retourné ses Outils contre le Cœur. C’est à Voryn Dagoth/Dagoth Ur qu'échoit la mission de garder les Outils. Il propose à Nérévar de les détruire par crainte de leur puissance. Mais Nérévar, mourant, sa capacité de jugement altéré par les blessures, décide de demander l'avis de son épouse et de ses principaux conseillers. Ces derniers le persuadent de conserver les outils pour les étudier et en faire profiter les Chimers. Précision intéressante, Nérévar accepte à condition que les Trois jurent devant Azura de ne jamais utiliser les outils et le Cœur à la façon des Dwemers… C’est précisément ce qu’ils font à la fin du récit, en cherchant l’immortalité. La malédiction d’Azura est donc la juste conséquence de ce serment qui a été violé. De retour dans la salle du Cœur, Nérévar et les Trois doivent affronter Voryn Dagoth qui est tombé sous l’emprise des puissants artéfacts. Dagoth a donc bien trahi Nérévar, mais ce n’est pas lui qui lui porte le coup fatal. Le récit se termine sur les événements qui conduisirent à l’apothéose des Trois. Il est intéressant de constater que Sotha Sil a étudié les outils en secret. Ce terme confirme l’idée que les Tribuns n’étaient pas censés les utiliser pour devenir immortels, et ils le savaient.


Dernière édition par Urven le 17 Juil 2014, 16:21, édité 2 fois.
 
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 Sujet du message : Re: De Nérévar et du Nérévarine
Message Publié : 17 Juil 2014, 16:18 
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Citer :
La tradition cendraise, compilée dans les textes secrets du Très Saint Temple, ou Apogryphe.

Récit attribué à Alandro Sul, bouclier de Nérévar. Réfugié chez les Cendrais après la mort du Khan, il fit ce récit des événements à ses hôtes. Ceux-ci le transmettent depuis oralement de générations en générations. J'ai pris la liberté de ne pas retranscrire la totalité du récit, juste l’épisode relatif à la mort de Nérévar et à l’apothéose des Trois.

Et c'est ainsi que la guerre reprit. Les Dwemers étaient bien défendus par leur forteresse du mont Ecarlate, mais la ruse et la bravoure de la reine et des généraux de Nérévar permirent d'attirer la plupart des soldats de Dumac à l'extérieur de la montagne, tandis que Nérévar et Dagoth-Ur se rendaient en secret jusqu'à la Chambre du Coeur. Là, Nérévar affronta Dumac jusqu'à ce que tous deux s'effondrent, mortellement blessés. Dagoth-Ur tua Kagrénac et prit sur lui des outils utilisés par les Nains pour s'emparer des pouvoirs du Coeur. Revenant au côté de son roi mourant, il lui demanda ce qu'il devait en faire. Alors, Nérévar appela une nouvelle fois Azura et cette dernière lui montra comment se servir des outils pour que les Dwemers cessent de bénéficier des pouvoirs du Coeur.

Au dehors, les Tribuns et leurs alliés virent les Dwemers tomber en poussière tandis que l'immortalité qu'ils avaient volée aux dieux leur était reprise.

A l'intérieur des galeries du mont Ecarlate, Nérévar dit à Dagoth-Ur de protéger les outils et la Chambre du Coeur jusqu'à son retour.


" Ne devrions-nous pas plutôt le détruire, afin qu'ils ne servent plus jamais à faire le mal ? " s'enquit Dagoth-Ur.

L'esprit embrouillé par ses blessures et son chagrin (car il aimait toujours Dumac et les Dwemers), Nérévar décida de sortir du mont Ecarlate pour aller trouver sa reine et ses généraux, qui avaient prédit cette nouvelle guerre et dont il souhaitait encore une fois les conseils.

" Je vais aller poser la question aux Tribuns, car leur sagesse a été supérieure à la mienne de par le passé. Reste ici jusqu'à mon retour, loyal Dagoth-Ur. "

Nérévar expliqua à sa reine et ses généraux ce qui s'était passé dans les profondeurs du mont Ecarlate et comment les Dwemers avaient utilisé des outils spéciaux et le Coeur de Lorkhan pour devenir immortels. Les Tribuns décidèrent que les Chimers devaient apprendre à contrôler ce pouvoir afin que Nérévar puisse s'emparer de Resdayn et du reste du monde pour son peuple. Surpris par cette réaction qu'il ne souhaitait pas, Nérévar demanda à sa reine et ses généraux de l'aider à invoquer Azura une troisième fois afin de lui demander conseil. Mais les Tribuns étaient devenus aussi cupides que Kagrénac en entendant parler des pouvoirs du Coeur, qu'ils désiraient désormais pour eux seuls. Ils exécutèrent le rituel souhaité par Nérévar, sauf qu'Almalexia alluma des bougies toxiques, que Sotha Sil donna à son seigneur une robe empoisonnée et que Vivec récita des invocations mortelles. C'est ainsi que Nérévar fut assassiné.

Azura se manifesta tout de même et maudit les Tribuns pour leur traîtrise. Elle leur promit d'user de son pouvoir sur l'aube et le crépuscule afin d'assurer le retour de Nérévar pour remettre les choses en ordre. Mais les Tribuns rirent d'elle, répliquant qu'ils seraient bientôt des dieux et que les Chimers finiraient bien par oublier leurs anciennes divinités. Et Azura comprit qu'ils avaient raison et qu'il lui faudrait très longtemps pour faire revenir Nérévar.

" L'ignominie de votre acte est indicible et vous le regretterez un jour, car les dieux ne sont pas tels que vous l'imaginez, et ils se souviennent éternellement d'un crime qui, pour les mortels, finit par s'estomper de la mémoire au bout de quelques années. "

Afin qu'ils n'oublient jamais leur forfait, Azura transforma les Chimers en Dunmers : leur peau prit la couleur de la cendre tandis qu'un feu qui n'avait rien de naturel se mit à brûler au fond de leurs yeux.

" Que cette marque vous rappelle toujours ce que vous êtes vraiment, des goules qui se repaissent de la noblesse, de l'héroïsme et de la confiance de leur roi. "

Quand les Tribuns s'enfoncèrent sous le mont Ecarlate, Dagoth-Ur comprit ce qui s'était passé car sa peau avait également été transformée. Il tenta de venger la mort de Nérévar, mais en vain. Il fut finalement repoussé et laissé pour mort. Les Tribuns trouvèrent les outils qu'il protégeait et étudièrent les écrits de Kagrénac jusqu'à pouvoir se transformer en dieux.
Plusieurs milliers d'années après leur apothéose, les Tribuns sont toujours les dieux de Morrowind. Rares sont ceux qui se souviennent encore des coutumes d'antan. Plus rares encore ceux qui sont au courant du meurtre de Nérévar. Mais la reine et les généraux du roi redoutent toujours son retour, car les paroles d'Azura résonnent dans leur esprit chaque fois qu'ils voient sa malédiction sur les traits de leur peuple.


Ce récit contient de nombreux points communs avec le Hiérogryphe, sur lesquels je ne m’attarderai pas. Relevons plutôt les différences qui justifient son intérêt. Dagoth Ur y est présenté comme le fidèle lieutenant de Nérévar, le seul puisque les autres n’hésitent pas à trahir le Khan, en ce compris sa propre épouse, Almalexia. Et Dagoth Ur reste fidèle jusqu’à la fin du récit.

Les Trois veulent utiliser les pouvoirs du Cœur et des Outils et ils n’hésitent pas à assassiner Nérévar qui s'y oppose. La méthode est particulièrement sordide et violente : corrompre un rituel religieux et utiliser des moyens radicaux (bougies toxiques, robes empoisonnée et invocations mortelles). Le Khan n'avait aucune chance d'échapper à la mort. La malédiction d’Azura prend dès lors un tout autre caractère : elle est compréhensible (c’est une trahison doublée d’un sacrilège et d’un meurtre abject) et justifiée. La signification des changements physiques subis par nos ancêtres à cette occasion me donne froid dans le dos… Que cette marque nous rappelle que nous sommes des goules qui se repaissent de la chair et des vertus de leur propre souverain… Ce récit jette sur les Trois un voile d’opprobre et permet de mieux comprendre l’attitude de nos frères cendrais par rapport aux Maisonnais. Nous livre-t-il la vérité ? Je ne sais pas… Mais je persiste dans l’idée que, trahison ou pas, les Trois ont veillé sur notre peuple depuis les événements tragiques du Mont Ecarlate. Qu’ils soient bénis.


A compléter...
 
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